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« Le groupe se réunit toutes les trois semaines. Ils ont déjà visité plusieurs habitations groupées concrétisées, dont l’éco-hameau les Petits-Moulins à Rezé (Loire-Atlantique).

Six foyers yonnais ont le projet de faire construire un logement avec des parties communes. La démarche s’inscrit dans une volonté de vivre ensemble et de respect de l’environnement.

L’initiative

Plutôt maison individuelle ou logement collectif ? Ni l’un, ni l’autre ! Car aujourd’hui, au rayon logement, une troisième voie fait son chemin : l’habitat groupé. Six foyers de La Roche veulent se lancer dans cette expérience encore rare dans le département.

Concrètement, c’est quoi l’idée ? Construire, sur un terrain commun, des maisons mitoyennes où chaque foyer bénéficie d’un espace privatif. Auquel sont ajoutés des espaces communs : chambre d’amis, buanderie, cave, jardin, potager… « Tout est fait dans une optique d’ouverture », décrit Mathilde, bientôt en retraite avec son mari Dominique.

Leur projet est né à la fin de l’année dernière. Inspirés par la maison bio collective de Thorigny (lire ci-dessous), plusieurs couples mettent en commun leurs envies. Grâce au « bouche-à-oreille », d’autres foyers s’ajoutent et lancent l’association « Les voisins terre pelle ». La plupart vivent en location, mais ont choisi l’aventure collective. Pour des motifs divers.

« Nous cherchons quelque chose en respect avec l’environnement, témoigne Séverine. Ce n’était pas possible avec notre budget d’avoir une maison performante. » « Le mode d’urbanisme actuel est à bout de course, estime Philippe. Les maisons sont de plus en plus chères et rapprochées. L’habitat groupé est une réponse à ça. »

Si l’intérêt est financier, le groupe, dont chaque membre à la fibre verte, défend avant tout un projet écolo. « Nous souhaitons densifier les constructions et laisser place au maximum à l’écosystème existant et à des lieux collectifs, type potager, verger, ruches… », assurent-ils. Chacun a d’ailleurs signé une charte qui comprend un volet social, environnemental et économique.

Terrain repéré à la Marronnière

Pour l’heure, six foyers participent au projet. « Mais nous aimerions élargir à huit ou dix familles, précise Myriam. Des familles sans ou avec enfant. Le projet est intergénérationnel. On le vit aussi comme une richesse. » Le groupe est donc loin d’être définitif. À ce stade, chacun est encore libre de rebrousser chemin.

Car la concrétisation est encore lointaine. Aujourd’hui, le groupe cherche encore son terrain de 4 000 à 5 000 mètres carrés.

Ils pensent à la zone de la Marronnière (Bourg-sous-la Roche) et à son écoquartier. S’en suivra, la validation du terrain, le choix de l’architecte, la constitution de l’entité juridique et le début du chantier. Si tout va bien, l’habitat groupé ouvrira ses portes, fin 2015.

D’ici là, ils pourront régler un certain nombre de détails. Comme le souligne Dominique, en rigolant : « On ne sait pas encore si les bouteilles de la cave seront communes ! »

Contact : 06 76 06 18 87 ou sur lesvoisinsterrepelle.fr.
Samuel HAURAIX. »

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